Une procédure pénale a été ouverte en novembre 2025 devant le Pôle santé publique de Marseille. Elle est initiée par un collectif d’enseignants, de personnels scolaires, de parents et d’associations, alarmés par l’état de plusieurs établissements de l’Académie Aix-Marseille. Le dossier évoque une douzaine d’écoles construites avant 1997, dans lesquelles des matériaux susceptibles de contenir de l’amiante seraient encore présents. Ces éléments soulèvent bien sûr une inquiétude grandissante quant à la protection des élèves et des équipes éducatives.
Selon les informations avancées, certains établissements ne disposeraient pas d’un DTA conforme. Tandis que d’autres n’en auraient jamais établi, en dépit de l’obligation prévue pour les bâtiments antérieurs à l’interdiction de l’amiante. Au-delà de l’absence de diagnostic, le collectif dénonce un manque d’organisation et de décisions concrètes de la part des autorités compétentes. Peu de travaux auraient en effet été engagés pour réduire l’exposition potentielle. Aucune stratégie claire ne serait par ailleurs mise en œuvre pour sécuriser durablement les lieux. La plainte vise ainsi à provoquer une réaction institutionnelle forte et à obtenir des engagements précis pour protéger les occupants.
Pour les diagnostiqueurs, cette affaire appuie l’importance d’une expertise rigoureuse. Le DTA, lorsqu’il est réalisé et mis à jour correctement, constitue en effet un outil essentiel. Il oriente les décisions des propriétaires. Puis, aide à anticiper les interventions. Un diagnostic incomplet ou obsolète peut, en revanche, entraîner des conséquences lourdes. Tant pour la santé des usagers que pour la responsabilité des gestionnaires. Dans les bâtiments anciens ou recevant du public, cette actualité rappelle une chose. Que la vigilance, la précision et la traçabilité du travail réalisé restent indispensables pour garantir un environnement sûr.