Une récente note officielle du Service des données et études statistiques (SDES) annonce que 91 900 logements ont bénéficié en 2024 d’une rénovation d’ampleur avec une aide de l’Anah (Agence nationale de l’habitat), pour 2,4 milliards d’euros de subventions. Derrière ces chiffres, une question très concrète pour vous : pouvez-vous, vous aussi, profiter de ces aides pour rénover votre logement et sortir d’une situation de "passoire thermique" ?
Les données publiées montrent une forte hausse des rénovations globales, un ciblage important vers les ménages modestes et un rôle clé de MaPrimeRénov’ Ampleur. Voici ce que cela change, très concrètement, pour un propriétaire, un bailleur ou un copropriétaire qui hésite encore à se lancer.
Les chiffres publiés montrent une nette accélération des travaux importants financés par l’Anah en 2024 :
Une "rénovation d’ampleur" correspond à un ensemble de travaux importants qui permettent un vrai saut de performance énergétique (isolation, chauffage, ventilation, etc.), et pas seulement un petit geste isolé comme changer une fenêtre.
Pour vous, cela signifie que l’État finance aujourd’hui des projets de rénovation lourde, avec des montants moyens conséquents, et une part importante du coût couverte par les aides lorsque vous êtes éligible.
La note détaille comment les aides sont réparties selon le niveau de revenus :
MaPrimeRénov’ Ampleur est la version de MaPrimeRénov’ dédiée aux rénovations globales (plusieurs postes de travaux, avec un gain énergétique important). Elle est particulièrement intéressante si votre logement est très énergivore et que vous envisagez un "gros chantier" plutôt que des petits travaux éparpillés.
Ce que cela implique pour vous :
Les données montrent aussi quels types de logements sont rénovés :
En clair :
La note apporte un élément clé pour les propriétaires de logements mal classés au DPE (diagnostic de performance énergétique) :
Une "passoire thermique" désigne un logement très mal classé au DPE (généralement étiquette F ou G), qui consomme beaucoup d’énergie et coûte cher à chauffer.
Pour vous, propriétaire ou bailleur d’un logement mal classé, ces chiffres montrent deux choses :
La note du SDES porte sur les rénovations réalisées en 2024 avec des aides de l’Anah. Elle ne crée pas une nouvelle règle, mais elle montre très clairement la tendance actuelle des politiques publiques de rénovation.
Concrètement, cela vous concerne :
Pour passer de l’intention à l’action, quelques étapes clés sont à prévoir.
Si votre logement est une passoire thermique ou si vous pensez à une rénovation globale (isolation, chauffage, ventilation, fenêtres...), un audit énergétique peut être nécessaire. Cet audit est une étude détaillée qui propose plusieurs scénarios de travaux, avec estimation des gains énergétiques.
Pour vous, l’intérêt est double :
Les chiffres de la note (41 500 euros de travaux en moyenne, 63 % pris en charge) montrent que les aides peuvent couvrir une part très importante du budget, surtout pour les ménages modestes.
En pratique, vous avez intérêt à :
Avec 91 900 logements rénovés d’ampleur aidés en 2024, 2,4 milliards d’euros de subventions, un montant moyen de 41 500 euros de travaux et un taux de prise en charge de 63 %, la rénovation énergétique n’est plus une exception réservée à quelques pionniers. Elle devient la norme, surtout pour les passoires thermiques, qui représentent déjà 51 % des logements aidés et 74 % des bénéficiaires de MaPrimeRénov’ Ampleur.
Si vous êtes propriétaire occupant, bailleur ou copropriétaire, ces chiffres sont un encouragement clair à faire le point sur votre DPE, à envisager un audit énergétique et à vous renseigner sur les aides mobilisables. Plus vous anticipez, plus vous avez de chances de bénéficier de financements importants pour transformer un logement énergivore en un bien confortable, moins coûteux à chauffer et plus attractif sur le marché.