Les propriétaires bailleurs disposent d’un levier fiscal exceptionnel pour 2026. En réalisant des travaux de rénovation énergétique avant le 31 décembre 2025, ils peuvent effectivement doubler le plafond du déficit foncier imputable sur leur revenu global, qui passe ainsi de 10 700 € à 21 400 €. Cette mesure temporaire, annoncée par le gouvernement, vise à stimuler la rénovation du parc locatif privé. Ainsi qu’à accélérer la transition vers des logements plus économes en énergie.
Pour bénéficier de cet avantage, les bailleurs doivent justifier d’une amélioration significative du diagnostic de performance énergétique de leur logement. L’objectif : faire passer les biens classés E, F ou G vers une catégorie supérieure après travaux. Ce critère renforce donc le rôle central du DPE, appelé à évoluer dès janvier 2026 pour mieux valoriser les logements chauffés à l’électricité décarbonée. Il devient ainsi un indicateur incontournable pour accéder à la réduction d’impôts et démontrer la performance du bien rénové.
Seuls les travaux visant à réduire la consommation d’énergie sont pris en compte : isolation, remplacement des fenêtres, rénovation du chauffage, installation d’équipements renouvelables… Pour être éligibles, les interventions doivent être effectuées par des entreprises certifiées RGE et facturées avant la fin de l’année 2025. Ces dépenses seront ensuite déductibles au moment de la déclaration des revenus fonciers de 2026.
Au-delà de la réduction d’impôts, cette mesure permet aux bailleurs d’anticiper les interdictions progressives de location pour les passoires thermiques. Mais aussi d’accroître la valeur de leur bien. En combinant incitation fiscale et performance énergétique, l’État encourage une démarche vertueuse. L’investissement dans la rénovation devient en effet à la fois rentable et durable. Pour en profiter, les propriétaires doivent toutefois agir vite. Le compte à rebours est déjà lancé.